X
GO

Actualité

Lutte contre la fraude et normalisation : des piliers d’un secteur de l’assurance qui évolue


L’année 2025 a marqué une étape importante pour Assuralia dans la lutte contre la fraude à l’assurance, portée par des actions de sensibilisation, une coopération renforcée et un cadre juridique solide.

 

Parallèlement, des avancées significatives en matière de normalisation ont permis de simplifier et d’optimiser les processus.

Gino Leroy : En 2025, nous nous sommes fortement investis dans trois piliers : un cadre juridique solide, la sensibilisation et la collaboration. Notre campagne de communication relative à la fraude à l’assurance a retenu l’attention. Au moyen d’un message clair – la fraude n’est pas un « crime sans victime » – nous nous sommes adressés au groupe-cible des 25 à 66 ans et nous avons généré plus de 9 millions d’impressions via les médias sociaux et d’autres canaux de communication. Nous avons ainsi solidement inscrit la fraude à l’assurance à l’agenda sociétal. 

Pourquoi cette campagne était-elle si importante ?

Erwig Rutten : Parce que la fraude à l’assurance touche tout le monde. Nous voulions faire comprendre clairement que la fraude à l’assurance est socialement et moralement inacceptable. En communiquant via de nombreux canaux et en touchant un large public – par le biais de télévisions connectées, de tablettes, d’ordinateurs et de smartphones – nous avons non seulement créé une prise de conscience mais nous avons également renforcé l’image du secteur en tant que partenaire actif dans la lutte contre la fraude financière.

Comment Assuralia gère-t-elle la mise en œuvre de la nouvelle législation sur la recherche privée ? 

Erwig Rutten : Cette mise en œuvre a nécessité une grande implication. Assuralia entretient des contacts étroits avec l’Association professionnelle des inspecteurs et experts d’assurances et avec le SPF Intérieur afin de préciser l’application concrète de cette législation et de la rendre praticable. Cette concertation est cruciale pour résoudre les problèmes et tendre vers une interprétation uniforme par toutes les parties prenantes. Nous offrons à nos membres un soutien ciblé par le biais de la Commission technique Fraude, qui élabore des solutions pour les questions les plus urgentes. Ces trois piliers – concertation avec les autorités, information du secteur et travail de suivi – ont constitué le fil rouge de l’année.

Quel rôle joue la vie privée dans la lutte contre la fraude ?

Erwig Rutten : Un rôle crucial. Nous avons élaboré une convention conforme à la législation sur la protection de la vie privée pour l’échange d'informations, qui permet aux assureurs d’échanger des données d'une manière correcte et conforme à la loi dans le cadre de la lutte contre la fraude. C’est essentiel pour détecter efficacement la fraude tout en respectant la vie privée des personnes concernées.

Que pouvons-nous attendre en 2026 ?

Gino Leroy : Cette année, également, nous poursuivrons notre engagement en faveur d’un cadre légal solide pour la recherche privée et continuerons à œuvrer à un cadre plus large pour l’échange de données. De nouveaux arrêtés royaux relatifs aux autorisations et aux formations doivent faciliter l’afflux de nouveaux acteurs. Nous espérons également renforcer davantage la collaboration avec le parquet et d’autres partenaires publics, en vue d’une approche encore plus efficace de la lutte contre la fraude à l’assurance.

Normalisation : la digitalisation et l’efficacité comme leviers

Quels sont les progrès qui ont été réalisés en 2025 sur le plan de la normalisation ?

Stéphane Nachtergaele : En 2025, nous avons franchi des étapes importantes. Le Comité stratégique a entamé une transformation en profondeur afin de rendre les processus plus simples et plus efficaces. Grâce à la création d’un cadre opérationnel clair et à l’intégration d’outils numériques adéquats, les travaux se déroulent désormais de manière plus structurée, les priorités sont définies de manière plus précise et la force de réactivité est considérablement augmentée. L'équipe a été renforcée, ce qui a accru l’efficacité du comité.

Quel est le rôle de Telebib2 dans le cadre de la normalisation ?

Stéphane Nachtergaele : Telebib2 est LA norme sectorielle pour la communication et l’échange de données électroniques au sein du secteur belge de l’assurance. Grâce à Telebib2, les processus se déroulent de manière plus rapide et plus fiable, ce qui engendre en fin de compte une meilleure prestation de services pour les assurés. Ce langage commun permet à tous les acteurs de travailler avec des pratiques harmonisées, ce qui garantit la qualité, la sécurité et la compatibilité des systèmes. Le centre Telebib gère un catalogue d’environ 80 types de messages et un dictionnaire de données reprenant environ 2.500 données normalisées. Telebib2 facilite la collaboration entre différents systèmes, réduit les frais de traitement et soutient le développement de solutions performantes et d'une prestation de services de qualité.

Quels projets sont inscrits à l’agenda pour 2026 ?

Stéphane Nachtergaele : Deux grands projets. Tout d’abord une modernisation du site Internet, qui sera remanié en profondeur après plus de vingt années d’existence. Le nouveau site doit non seulement être plus convivial, mais il doit également permettre de retrouver et d’appliquer plus facilement les normes sectorielles. Le deuxième projet, qui est tout particulièrement stratégique, a pour but de convertir l’actuel format EDIFACT en format JSON. Cette migration constitue une étape cruciale pour rendre la standardisation pérenne et l’intégrer dans un écosystème numérique moderne, fiable et interopérable. Cela nécessitera notamment l’élaboration d’un modèle de données et la mise en place de protocoles conformes aux normes de référence en vigueur.

Où Assuralia a-t-elle fait la différence en 2025 ?

Gino Leroy : Assuralia s’est distinguée en faisant preuve d’une grande volonté d’action sur deux fronts : la lutte contre la fraude et la normalisation. Nous avons non seulement renforcé la sensibilisation à la fraude à l’assurance et élaboré un cadre juridique solide, mais aussi en posant de nouvelles fondations pour faire progresser la normalisation vers plus de maturité et d’impact concret.

Source : Assuralia